La littérature
policière russe a pris une importance considérable.
En Russie, ne dit-on pas que les Russes sont revenus
à la littérature par les polars.
Ailleurs, en Europe particulièrement, bénéficiant
d'excellentes traductions, ils rencontrent de
plus en plus de succès.
Un bon moyen de connaître
les réalités de la vie russe d'aujourd'hui
est de lire des polars russes
En effet, au-delà de l'intrigue toujours
bien ficelée, ce sont des romans réalistes
qui vous plongent directement dans les us et coutumes
des Russes, leurs comportements, leur vie de tous
les jours.
Alors, avant de vous rendre à Saint-Pétersbourg
pour rencontrer la femme russe
qui vous attend un petit tour chez votre libraire.
Anastasia sera surprise par votre connaissance
de la société russe !
" … Anastasia avait une certaine
expérience – et plutôt négative
– des romans étrangers consacrés
à la Russie. Elle s'intéressait
à la manière dont les Occidentaux
voyaient et décrivaient son pays et ses
habitants. Elle avait eu, à de nombreuses
reprises, l'occasion de se rendre compte que l'exactitude
n'était pas la qualité première
de leurs œuvres. Même des écrivains
émigrés qui avaient vécu
jadis en Russie n'évitaient pas les erreurs
dans la description de la réalité
russe contemporaine. Alors que dire des étrangers!
Ainsi un célèbre best-seller comme
Gorky Park de Martin Cruz Smith l'avait-il
ennuyée à la page quarante et, en
dépit de sa courageuse résolution
d'aller jusqu'au bout, elle avait été
contrainte d'abandonner tellement les bêtises
et les incongruités dans la description
de la vie moscovite l'irritaient." In
"Le cauchemar" p. 139 - Alexandra Marinina
– Ed. du Seuil, coll. Points
Nous avons déjà souligné
l'excellence des traducteurs français et
nous n'oublierons leurs forts utiles notes de
bas de page.
Un conseil pour ne pas s'y perdre
Au début, il est difficile de s'y retrouver
avec les personnages tant le public français
n'est pas habitué à l'usage du prénom-patronyme,
des diminutifs (voir
les noms et prénoms russes) ainsi qu'à
la prononciation impossible de certains noms. Au
départ, et même par la suite, il ne
faut pas hésiter à prendre des notes
de lecture pour savoir qui est qui !
Phénomène éditorial, Alexandra
Marinina
Elle a d’abord fait carrière dans la
police moscovite – où elle a atteint
le grade de lieutenant-colonel – avant de
démissionner en 1996 pour se consacrer à
l’écriture. Elle s’est alors
rapidement imposée avec une trentaine de
titres parus, dont huit accessibles aujourd’hui
en français. Dans la plupart de ses livres,
l’enquêteuse est une femme, Anastasia
(Nastia) Kamenskaïa. Une sorte d’alter
ego de l’auteur qui travaille à la
Criminelle de Moscou, fume beaucoup trop, déteste
les activités ménagères et
l’exercice physique. Même quand il frise
le délire, l’univers d’Alexandra
Marinina conserve toutefois les pieds sur terre.
Plus que le crime lui-même, ce sont en effet
d’abord les gens, leurs vies, leurs rêves,
leurs forces et leurs faiblesses qui passionnent
et inspirent l’auteur. Sans qu'il soit obligatoire,
nous conseillons l'ordre de lecture qui suit.
Le cauchemar
Alexandra Marinina
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La mort pour la mort
Alexandra Marinina |
La mort et un peu d'amour
Alexandra Marinina |
La liste noire
Alexandra Marinina |
Je suis mort hier
Alexandra Marinina |
Le styliste
Alexandra Marinina |
Ne gênez pas le bourreau
Alexandra Marinina |
L'illusion du péché
Alexandra Marinina |
Les pas légers de la folie
Paulina Dachkova
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Un hiver rouge
Paulina Dachkova |
Emmuré vivant
Natalia Alexandrova
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Double effraction
Natalia Alexandrova |
Les chacals
Nicolaï Leonov
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Les enfants de St-Pétersbourg
Sergueï Bolmat |
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Alexandra Marinina, "Celui qui sait"
Le dernier Marinina paru en français n'est
pas un polar. Celui qui sait, une magnifique
et grande saga, décrit le passage brutal
de la société soviétique à
celle d’aujourd’hui à travers
les destins croisés des locataires d’un
appartement communautaire.
Dans ce livre sans concessions, l’auteur pose
un regard lucide sur les ratés et les dérives
dangereuses de la Russie actuelle.
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